Elle est née de manière officielle en 1951 aux Etats-Unis.
Cette thérapie a été fondée sur un foisonnement d’idées et de rencontres :
- approche philosophique (phénoménologie, pragmatisme, existentialisme),
- approche psychologique (conscient et non-conscient, Gestalt-Théorie),
- approche présence corporelle et spirituelle (vision orientale, méditation),
- approche émotionnelle (cuirasses émotionnelles de Wilhelm Reich).
La personnalité phare qui a incarné ce mouvement est Fritz Perls (1893 à Berlin /1970 à Chicago). Il était ce que l’on peut appeler un enfant terrible, un révolté, un disruptif.
Docteur en médecine et psychiatrie à 33 ans, il débute alors une psychanalyse mais ni trouve pas son compte, trouvant les analystes froids et distants. C’est son épouse, Lore Posner, qui lui fait découvrir la Gestalt-Théorie vers 1930.
De confession juive et persécuté par le nazisme, il a décidé de quitter son pays avec son épouse et ses enfants, avant le début de la seconde guerre mondiale. Il a vécu en Afrique du Sud avant de rejoindre les Etats-Unis en 1946. C’est clairement à cette époque, que la thérapie Gestalt débute sa révolution.
La Gestalt pratiquée par Perls était très confrontante, elle visait à faire sortir les personnes de leur inertie. Elles pouvaient d’ailleurs vivre des moments de catharsis (crise émotionnelle). Aujourd’hui, l’approche est tout autre. Les connaissances qui se développent et s’actualisent en neurosciences, nous permettent de comprendre que pour qu’il y ait un changement profond et durable, ce dernier ne peut être amené de façon brutale (création et ancrage de traumatismes).
Ce sont des petits pas qui mis bout à bout permettent d’intégrer un changement assimilable par notre cerveau. Les changements peuvent s’effectuer aussi dans la douceur. La convalescence demande du temps.