Dans le mouvement de la Gestalt, la thérapie nous invite à faire un pas vers nous-mêmes. Elle nous aide à réaliser ce que, parfois, nous savons sain pour nous… mais que nous ne faisons pourtant pas. Non pas par faiblesse, mais parce que quelque chose en nous a appris à survivre autrement.
Nous avons tous, au départ, des potentialités, des élans, des forces, des directions possibles. Parfois, elles ont été mal arrosées, mal accompagnées, et nous avons grandi un peu de travers. C’est ainsi. Nous faisons du mieux possible avec ce qui nous a été donné. Et ici, en thérapie, à aucun moment nous ne sommes là pour faire le procès de nos parents. Ils ont, eux aussi, leur propre construction, leurs blessures, leurs limites et leurs histoires. Nous héritons de leur monde, mais nous pouvons apprendre à créer le nôtre.
Les problèmes relationnels sont souvent ceux qui nous touchent le plus, parce qu’ils réactivent notre façon d’entrer en contact, nos peurs, nos besoins, nos manières de nous protéger. Ce sont dans ces contacts, parfois douloureux, que se cachent les plus grandes possibilités de transformation.
Et pourtant… c’est triste la vie, si elle n’est là que pour régler des problèmes. La Gestalt nous rappelle qu’elle peut être beaucoup plus : une danse avec le présent, une expérience vivante, un espace où l’on apprend à habiter pleinement qui l’on est, maintenant.
Ici, nous ne cherchons pas à corriger le passé, mais à rendre possible un futur où nous pouvons respirer à nouveau.